Après avoir suivi des cours d'archéologie et d'orientalisme au musée Guimet et à l'Ecole du Louvre. Il entreprend en 1923 une expédition au Cambodge, où il découvrira le temple Banteaï Srey dont il détache les bas-reliefs. Acte jugé repréhensible par l'administration française qui le poursuit, il sera ensuite condamné. La procès est cassé pour vice de forme. Malraux revient en France, puis retourne à Saïgon en 1925, pour y fonder le mouvement de libération " Jeune Annam " et le journal " l’Indochine " devenu " L’Indochine Enchaînée " où il dénonce les injustices coloniales. Dans le même temps, le jeune Malraux est nommé vice-commissaire à la propagande du Kuomintang. Après de nouveaux démêlés avec les autorités coloniales, il retourne en France.
Malraux revient en France, puis retourne à Saïgon en 1925, pour y fonder le mouvement de libération " Jeune Annam " et le journal " l’Indochine " devenu " L’Indochine Enchaînée " où il dénonce les injustices coloniales. Dans le même temps, le jeune Malraux est nommé vice-commissaire à la propagande du Kuomintang. Après de nouveaux démêlés avec les autorités coloniales, il retourne à nouveau en France.
En 1940, Malraux (réformé en 1922) s’engage dans un régiment de chars d’assaut ; il est fait prisonnier et s’évade.
En 1942, il entre dans la Résistance, publie LA LUTTE AVEC L’ANGE en 1943 et crée l’année suivante la Brigade Alsace-Lorraine. Avec ses compagnons, dont Monseigneur Bockel et le Général Jacquot, il contribue au prix d’une lutte acharnée à libérer l’Alsace du joug nazi. 1945 marque la rencontre avec le Général de Gaulle qui, lors de la constitution de son gouvernement, le nomme Ministre de l’Information. Mais le Général quitte le pouvoir en 1946, Malraux le suit et fonde en 1947, avec ses compagnons, " Le Rassemblement du Peuple Français " (R.P.F.). Il a définitivement tourné la page internationaliste (et non marxiste) épousant la France pour " mettre en harmonie sa vie et sa philosophie. "
En juin 1958, de Gaulle revient au pouvoir. Malraux le rejoint et devient en 1959 son Ministre des Affaires Culturelles. Son action politique s’accompagne de nombreux discours souvent passionnés, parfois lyriques, toujours intenses.
Son programme culturel est ambitieux et contribue au rayonnement de la France : Maisons de la culture, inventaire des monuments et des richesses artistiques de la France, la Joconde aux Etats-Unis, la Vénus de Milo au Japon, autres expositions prestigieuses, creusement des fossés de la Colonnades du Louvre, embellissement de la capitale, plafond de l’Opéra par Chagall et celui de l’Odéon par Masson, etc...
En 1964, le Ministre-Écrivain prononce un discours émouvant lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.
En 1969, le Général de Gaulle quitte l’Elysée, Malraux abandonne ses fonctions.
En 1971, Malraux à 70 ans, se déclare prêt à soutenir, avec une légion de volontaires, le combat des patriotes du Bangla Desh. Projet sans suite, contrarié par des facteurs politiques et personnels.
Loin du pouvoir, entrevoyant " la mort qui n’est pas loin, " Malraux s’acharne à écrire. Il publiera coup sur coup : ORAISONS FUNEBRES, LA TETE D’OBSIDIENNE, LAZARE et HOTES DE PASSAGE, L’HOMME PRÉCAIRE ET LA LITTERATURE ainsi que ET SUR LA TERRE... seront publiés à titre posthume.
Au terme d’une vie de combat pour la dignité et l’espoir, André Malraux quitte ce monde le 23 novembre 1976.